Mercredi 14 juin 2006
Notre bien aimé et inexistant Garde des Sceaux a donc déclaré sur Europe 1, dimanche soir que "rien ne s'opposait à ce que la réforme du statut pénal du président de la République soit faite avant la fin du quinquennnat". Je fais partie de ceux qui considèrent qu'une telle réforme est nécessaire :
- pour moderniser le régime pénal actuel du président de la République (qui est d'une indigence largement soulignée, notamment avec ce fameux concept de "haute trahison").
- et, aspect plus rarement souligné mais à mon sens indispensable, pour assurer une réelle protection de l'exécutif tout entier, (gouvernement), par rapport aux possibles empiètements du pouvoir judiciaire puisque actuellement, force est de constater que tout avocat ou député est mieux protégé à cet égard qu'un Ministre (voir sur ce point mes deux précédents billets, celui-ci et celui là).
Mais c'est parce que je souhaite qu'une telle réforme - raisonnable et raisonnée - puisse voir le jour, que je ne puis qu'espérer que notre fantomatique Garde des Sceaux ne persiste pas dans ses intentions qui ne pourraient que tuer toute perspective de réforme. L'absence totale d'autorité présidentielle et gouvernementale sur la majorité ne permet en effet manifestement pas de porter une réforme aussi sensible, sauf à la livrer à un marchandage politicien entre Sarkozystes et Chiraquiens que je préfère ne pas même imaginer (sauf à devoir m'ouvrir la perspective de voter Besancenot). Un espoir toutefois : l'opération "amnistie de Guy Drut" aura sans doute permis, à elle seule, de tuer dans l'oeuf toute potentielle velléité en ce sens. Comme quoi, à toutes choses...
- pour moderniser le régime pénal actuel du président de la République (qui est d'une indigence largement soulignée, notamment avec ce fameux concept de "haute trahison").
- et, aspect plus rarement souligné mais à mon sens indispensable, pour assurer une réelle protection de l'exécutif tout entier, (gouvernement), par rapport aux possibles empiètements du pouvoir judiciaire puisque actuellement, force est de constater que tout avocat ou député est mieux protégé à cet égard qu'un Ministre (voir sur ce point mes deux précédents billets, celui-ci et celui là).
Mais c'est parce que je souhaite qu'une telle réforme - raisonnable et raisonnée - puisse voir le jour, que je ne puis qu'espérer que notre fantomatique Garde des Sceaux ne persiste pas dans ses intentions qui ne pourraient que tuer toute perspective de réforme. L'absence totale d'autorité présidentielle et gouvernementale sur la majorité ne permet en effet manifestement pas de porter une réforme aussi sensible, sauf à la livrer à un marchandage politicien entre Sarkozystes et Chiraquiens que je préfère ne pas même imaginer (sauf à devoir m'ouvrir la perspective de voter Besancenot). Un espoir toutefois : l'opération "amnistie de Guy Drut" aura sans doute permis, à elle seule, de tuer dans l'oeuf toute potentielle velléité en ce sens. Comme quoi, à toutes choses...
par Cacambo
publié dans :
Institutions et politique
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