La responsabilité du Clemenceau

Publié le par Cacambo

La presse nous annonce donc le prochain retour du Clémenceau en France. Les tribulations juridiques qui ont accompagnées la triste fin de vie de ce navire ont suffisamment fait couler d'encre pour que je n'en rajoute pas avec quelques octets...
Dans cette affaire, je ne participe pas à la critique facile du ministère de la défense et de sa responsable ... après tout cette dernière a quelque raison d'observer que l'ex-porte-avions est désarmé depuis 1997 et que ses predécesseurs se sont contentés - en ceci comme en beaucoup d'autres matières - de ne rien faire.

Ce splendide ratage a néanmoins causé des dégats sans précédent ; au plan international, l'image de la France en a été très profondément atteinte et sans doute pour relativement longtemps ; et je ne parle pas du coût financier de cette affaire qui se chiffrera sans doute à plusieurs dizaines de millions.

Et pourtant, nul n'auditera sans doute jamais les cuases profondes de ce désastre. Il est vrai qu'un tel processus d'audit - visant à déterminer les causes des erreurs et à en éviter leur renouvellement - est finalement peu courant en France. Il n'a à ma connaissance été mis en oeuvre qu'à l'occasion de l'affaire dite d'Outreau. Faut-il croire (avec un peu de mauvais esprit) qu'il est plus facile de s'attaquer à la Justice qu'à la Marine Nationale ? Je le crains.

Je pense aussi que celà résulte de la culture d'irresponsabilité dans laquelle baigne toute la haute fonction publique (et politique, du reste)... Mais que cette même fonction publique - incapable d'examiner les causes de ses échecs - ne vienne alors pas se plaindre de l'incursion du juge pénal dans son champ d'activité. a l'instar de la nature, le citoyen a horreur du vide en ce domaine.

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