Mercredi 21 novembre 2007
J'ai enfin un candidat pour mon palmarès à construire des textes absurdes (mais en en l'espèce, le texte considéré est assumé comme tel, ce qui sans doute le disqualifie).

Monsieur le Maire de Cugnaux, qui souhaitait l'extension de son cimetière municipal sur un terrain situé dans un périmètre de sécurité militaire, a en effet décidé de protester contre le refus du ministère de la Défense d'acceder à cette demande en prenant un arrêté municipal prohibant "à toute personne ne disposant pas de caveau (...) de décéder sur le territoire de la commune".

On peut a priori considérer que la violation de ce règlement de l'autorité compétente est passible des peines prévues par l'article R610-5 du code pénal, soit une contravention de 1ère classe... avec évidemment l'inconvénient procédural que l'action publique se trouve éteinte au moment de la consommation de l'infraction.

Il faudra changer la loi sur ce point. Après tout, juger les morts est-il plus idiot que de vouloir juger les fous ?
par Cacambo publié dans : Humour
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander

Commentaires

Il ne me semble pas dit que le décès contitue encore bien longtemps un motif d'extinction de l'action procédurale. Par exemple, pour les propriétaires de cheins dangereux, les syndicalistes récidivistes, etc. : en y réfléchissant bien, toute personné née en France sans autorisation de l'administration pourrait se voir condamnée à contribuer à l'indemnisation de l'état pour sa coûteuse action à protéger les bons citoyens des exactions de tels malfaisants.

Je vois par ailleurs un autre intérêt à poursuivre les défunts : ceux-ci n'iront pas ensuite organiser une défense propre à ridiculer votre instruction comme le sieur berger de Cargèse.
commentaire n° : 1 posté par : Passant le: 22/11/2007 07:59:38
@Passant: cette indemnisation existe déjà; elle s'appelle les impôts.

Sur le fonds, je suis certain que le juge administratif ne manquerait pas d'annuler l'arrêté sur le fondement de l'erreur manifeste d'appréciation. Moins poétique que la police administrative comme moyen d'assurer la vie éternelle ...
commentaire n° : 2 posté par : Grom (site web) le: 22/11/2007 12:07:53
Je confirme que le préfet a fait savoir qu'il envisageait de déférer l'arrêté devant la juridiction administrative "afin de défendre le droit de mourir"...
réponse de : Cacambo (site web) le: 23/11/2007 11:55:40
J'y ai pas trop cru quand je l'ai vu aux infos tout à l'heure!!! Si tu meurs, tu seras sanctionner!! hahaha
commentaire n° : 3 posté par : Johana le: 22/11/2007 20:04:06
Oui, mais la sanction n'est qu'une peine d'amende... Après tout, le suicide est longtemps resté passible de sanctions pénales sous l'ancien droit.
réponse de : Cacambo (site web) le: 23/11/2007 11:56:47

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Pourquoi ?

Ce blog a pour objectif d'offrir à son auteur, tenu dans sa vie professionnelle à une stricte obligation de réserve, un espace de libre commentaire de l'actualité institutionnelle, juridique et parfois économique française. Son point de vue est celui d'un témoin relevant de l'auto-proclamée "haute administration", et qui, par ses fonctions, se trouve à devoir pratiquer, bon gré mal gré, le droit sous toutes ses formes, bien que ce ne soit pas son "métier de base".
Tous vos commentaires sont les bienvenus, vous pouvez aussi m'écrire directement.
Si vous tenez vraiment à en savoir plus (mais pas trop) sur moi, vous pouvez mener votre enquête ou cliquer ici.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog shopping sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus